La révolution numérique et les pratiques pédagogiques

 

 

Résumé de la vidéo de Céline Dran, CAFOC Auvergne, accessible ici

Les TIC se sont installées dans toutes les composantes de notre vie, comme indiqué dans un précédent article (Fracture numérique)

Ce numérique omniprésent permet un accès aisé, immédiat et continu aux informations, aux savoirs et à la connaissance, même si toutes les données publiées sur internet ne sont pas nécessairement intéressantes, fiables ou exactes (un tri est nécessaire parmi les tweets, statuts Facebook, vidéos YouTube, pages Wikipédia, sites web, etc). Le foisonnement informationnel sur internet est tel qu’on parle d’infobésité!

Internet constitue également une formidable fenêtre sur le monde, un « halo communicationnel ».

Le numérique est donc un facteur incontestable d’émancipation et de transformation globale de la société, même dans les pays peu industrialisés comme l’Afrique (via surtout l’arrivée du smartphone, d’une grande puissance de calcul )

Wikipedia (encyclopédie numérique créée par Jimmy Wales), vidéo des conférences TED (propagateur d’idées qui « valent la peine) ou de la Kahn academy (plateforme gratuite d’apprentissage en ligne) sont autant d’exemples de contenus fiables, édités collaborativement, et gratuits pour peu qu’on dispose d’un accès à internet.

Conséquence (paraphrasant Michel Serres): l’enseignant doit arrêter de chercher à transmettre du savoir ou des connaissances, car tout est déjà transmis! De nouvelles compétences sont à inculquer, celles qui permettent de trouver l’information, de la trier, l’analyser, la valider et l’utiliser à bon escient.

Depuis 2007 et l’avènement du web 2.0, l’internaute évolue même vers un rôle d’acteur du web, qui devient éminemment social ( avis et commentaires sur des produits, blogs, wikis, partages sur Facebook, Twitter, YouTube, …) et favorise l’apprentissage par les pairs et la collaboration à la résolution de problèmes.

Quel impact sur les processus d’apprentissage? D’après Marcel Lebrun, de l’université de Louvain, « on apprend tout seul, tous différemment, mais jamais sans les autres. » Le numérique et la philosophie du Web 2.0 favorisent les apprentissages collaboratifs et la co-construction du savoir. Aux enseignants de penser des mises en situation et des scénarios pédagogiques nouveaux tirant parti de ces possibilités.

Exemple: produire collectivement une synthèse sur un sujet sous forme d’un diaporama Prezi construit collaborativement.

Les technologies nous donnent l’opportunité de transformer le système pédagogique. A nous de la saisir!

Source: techtrends.eu

Fracture numérique

Source: techtrends.eu

Source: Techtrends.eu

Cet article est un résumé personnel du diaporama intitulé « Numérique et personnes peu qualifiées » par Céline Dran, CAFOC – Auvergne, disponible ici 

Les TIC se sont installées dans toutes les composantes de notre vie:

  • Professionnelle: recherche d’emploi via des sites web dédiés, CV informatisés, e-mails, outils bureautiques, gestion de l’empreinte numérique d’une entreprise, profil professionnel sur des sites sociaux comme LinkedIn ou Viadeo, GPS pour les livraisons, e-commerce et e-business, informatique embarquée dans des machines outils ou des distributeurs de coca…
  • Privée: recherche d’informations diverses via internet (de la recette du jour au numero de téléphone du médecin de garde), réseaux sociaux, domotique, téléphonie en VOI, applications diverses sur smartphone(par exemple pour les horaires de train), billetterie en ligne, commandes en ligne, déclarations d’impôts numériques, factures diverses au seul format électronique, …

La fracture numérique se situe à présent plutôt dans les usages que dans l’accès au numérique: en Europe occidentale en tout cas, une majorité des ménages, des particuliers et des professionnels dispose d’un accès à internet, ne serait-ce que via l’utilisation privée d’un smartphone.

Ainsi, la « littéracie numérique » consiste à être capable de rechercher des informations, les trier, les recouper (sources variées), faire preuve de proactivité dans la consommation de contenu, voire de produire du contenu numérique.

Dans la formation de personnes peu qualifiées ou analphabètes, il est important de partir des usages qu’ils font déjà du numérique (réseaux sociaux par exemple), de les valoriser, d’encourager le partage d’expérience et la collaboration entre apprenants. Avantage corollaire: modes d’apprentissage très différents du système scolaire traditionnel qu’ils ont connu et qui est souvent synonyme d’échec pour eux. On est souvent surpris de la variété et du volume d’usages numériques réalisés par des personnes pourtant peu qualifiées!

En tant qu’outil de formation, le recours aux TIC permet de varier les types de ressources et de contenus (son, vidéos, images, textes,animations,…), d’ajouter de l’interactivité, d’apporter un côté ludique, de faciliter la collaboration, d’encourager la créativité, de simuler des situations réelles, etc.

Le recours au numérique facilite aussi la multi-modalité: je me forme où je veux (chez moi, au boulot, dans une bibliothèque, sur tablette, PC,…), quand je veux, comme je veux (diversité des approches: tutorat, travail collaboratif, individualisation, partage d’expérience …). Attention cependant à ne pas confondre multimodalité et formation en ligne: le présentiel conserve une place importante.

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Mon résumé sur l’individualisation

L’individualisation, c’est faire de la formation « sur mesure », c’est-à-dire en tâchant de s’adapter aux besoins et au projet de l’apprenant. L’idéal serait que les apprenants eux-mêmes prennent l’initiative de définir leurs besoins et leurs objectifs d’apprentissage, les ressources humaines et matérielles nécessaires, les plans d’action à mettre en place, et soient capables d’évaluer ensuite si leurs objectifs sont atteints (auto direction).

Objectifs:

  • autonomie de l’apprenant (autonomie ne signifie pas nécessairement ‘travail en solitaire’)
  • création d’un espace d’auto formation par les apprenants, c’est-à-dire d’un lieu (virtuel ou réel) d’apprentissage par soi-même, sans intervention obligatoire d’un enseignant ou formateur (notion d’apprenance)
  • favoriser les échanges au sein de groupes hétérogènes, pour alimenter l’apprentissage

Comment y arriver?

  • Diversifier les dispositifs et approches proposés, pour que chaque apprenant y trouve ce qui lui convient,
  • Repérer les besoins de l’apprenant et lui proposer un ‘chemin’ individualisé
  • Tenir compte du fait qu’un apprenant (surtout adulte) a déjà des connaissances de départ
  • Favoriser l’entraide

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